En 2007, les droits de l'homme se résumaient au droit des victimes. Cinq ans après, dans les mêmes circonstances d'une campagne qui ne dit pas encore son nom, Nicolas Sarkozy récidive : l'institution judiciaire, « c'est d'abord l'institution des victimes ». Toujours la même ficelle, mais comment la couper ?
Si l'on compare le discours du Président du 26 janvier 2012 à Dijon et l'interview donnée par Denis Salas à Rue89 cinq jours plus tôt, on est stupéfait. Denis Salas y définit un populisme pénal qu'il déplore :
« C'est un discours compassionnel à l'égard des victimes qui se traduit par une dénonciation des institutions incapables de répondre à la colère de celles-ci. Il y a donc une adéquation entre la sévérité et la compassion : la fermeté serait la réponse la plus adéquate à la ferveur compassionnelle. »
Après le cours théorique de Denis Salas, l'application pratique présidentielle :
« Je sais bien qu'il m'est reproché parfois, comment dit-on, d'être compassionnel. […] L'institution judiciaire c'est d'abord l'institution des victimes, […] il faut accompagner la sévérité à l'endroit des coupables et l'humanité à l'endroit des victimes. »
Si l'on compare le discours du Président du 26 janvier 2012 à Dijon et l'interview donnée par Denis Salas à Rue89 cinq jours plus tôt, on est stupéfait. Denis Salas y définit un populisme pénal qu'il déplore :
« C'est un discours compassionnel à l'égard des victimes qui se traduit par une dénonciation des institutions incapables de répondre à la colère de celles-ci. Il y a donc une adéquation entre la sévérité et la compassion : la fermeté serait la réponse la plus adéquate à la ferveur compassionnelle. »
Après le cours théorique de Denis Salas, l'application pratique présidentielle :
« Je sais bien qu'il m'est reproché parfois, comment dit-on, d'être compassionnel. […] L'institution judiciaire c'est d'abord l'institution des victimes, […] il faut accompagner la sévérité à l'endroit des coupables et l'humanité à l'endroit des victimes. »











